dimanche, novembre 27, 2005

Rentrer à la maison


C’est drôle, quand on rentre de voyage; instinctivement, on cherche à retrouver les choses qu’on connaît. On va d’une pièce à l’autre, on ouvre les lumières à l’affût de je ne sais quoi, on sourit de voir une tasse de café laissée sur le comptoir… puis on est tout content de revoir le voisin. Lui qu’on appelle «le gros bébé» en temps normal, parce qu’il vit encore chez sa mère, tout à coup, on irait presque l’embrasser pour le remercier d’étre là en train de lire la circulaire de chez Canadian Tire derrière un rideau de neige.

On défait ses valises et on remet sa vie en place, tranquillement pas vite, pour que le voyage ne disparaisse pas tout de suite.

Puis on a envie de poursuivre la conversation avec l’ami lointain qu’on traîne désormais avec nous dans un coin du coeur. Alors, on se dit qu’heureusement on pourra écrire parcequ’on a envie de lui montrer notre bout du monde qui est surtout ce dont nous sommes faits.